Les médaillés de Ste-Hélène de Essert (Yonne)
« La médaille de Sainte Hélène, créée par Napoléon III, récompense les 405000 soldats encore vivants en 1857 qui ont combattu aux côtés de Napoléon 1er pendant les guerres de 1792-1815. »

Les médaillés d’Essert devaient être résidents à Essert en 1857).
Historique :
L’historique est un copier/coller de l’article de Wikipedia au lien suivant :
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9daille_de_Sainte-H%C3%A9l%C3%A8ne
Création :
« Le 15 avril 1821, lors de son exil à Sainte-Hélène, Napoléon dicte un testament comportant trois parties. La troisième est un acte de reconnaissance à l’égard de ceux qui, de 1792 à 1815, avaient combattu « pour la gloire et l’indépendance de la France ». Dans ce but, il lègue la moitié de son patrimoine privé, qu’il estime alors à deux cents millions de francs.
Louis-Napoléon Bonaparte « voulant honorer par une disposition spéciale les militaires qui ont combattu sous les drapeaux de la France dans les grandes guerres de 1792 à 1815 », une médaille commémorative fut accordée à tous les survivants. Il appela cette nouvelle décoration « Médaille de Sainte-Hélène ».
La médaille fut créée par décret le 12 août 1857 ; c’est le sculpteur Désiré-Albert Barre qui la dessina et la réalisa.
À l’avers se trouve le profil de l’empereur Napoléon Ier , et au revers ce texte : « Campagnes de 1792 à 1815. À ses compagnons de gloire, sa dernière pensée, Ste Hélène 5 mai 1821 ».
Elle était présentée dans une boîte de carton au couvercle recouvert d’un papier blanc glacé portant en relief l’Aigle impérial et l’inscription « Aux compagnons de gloire de Napoléon 1er – Décret du 12 août 1857 ».
Cette médaille de bronze est portée à la boutonnière, suspendue à un ruban vert et rouge à raies très étroites. En raison de la patine du bronze, elle est surnommée « la médaille en chocolat ». »
Récipiendaires :
« On estime qu’environ quatre cent cinq mille soldats de la Grande Armée de Napoléon (Français, Belges, Polonais, Danois, Irlandais, etc.) en bénéficièrent. Les chiffres sont approximatifs du fait de la disparition des archives dans l’incendie du palais de la Légion d’honneur durant la Commune.
La médaille n’a pas été décernée à titre posthume et son attribution reposait sur des critères stricts, tout en concernant de nombreuses personnes. On devait avoir servi aux armées de terre ou de mer françaises entre 1792 et 1815, sans aucune durée de service requise, ni aucune participation à une campagne. Il fallait obligatoirement pouvoir justifier de son service durant cette période à l’aide de tout document émanant des autorités militaires.
La première distribution eut lieu le 15 août 1857. Ce jour-là, à treize heures, l’empereur Napoléon
III remit lui-même la Médaille à Jérôme Bonaparte alors âgé de 75 ans. Les maréchaux Vaillant (ministre de la Guerre), Magnan, Pelissier, Baraguey d’Hilliers, l’amiral Hamelin (ministre de la Marine) sont parmi les tout premiers médaillés. Ornano, Gouverneur des Invalides, ainsi que bon nombre de généraux de division et de brigade, d’amiraux, de vice-amiraux et de contre-amiraux la reçurent aussi. Le capitaine
Jean Plumancy fut également l’un d’entre eux.
La commission chargée de la répartition des legs décida de choisir parmi eux 5 000 des plus méritants, qui recevraient chacun 400 francs en plus de la médaille. Parmi ceux-ci, cent quarante-quatre Belges purent se dire héritiers de l’Empereur. Les autres ne reçurent que la médaille et le diplôme l’accompagnant. »
Les 7 médaillés d’Essert :
Jean Baptiste BÉRAULT
Garde forestier, garde, garde champêtre, garde particulier, demeurant à Essert. Pensionné demeurant à Essert (à son décès). Il sait signer.
Il est né à Sacy (Yonne) le 03 août 1783, fils de Étienne BÉRAULT (1756-1814), laboureur, cultivateur à Sacy & de Jeanne BERTHIER (1755-1794).
« Le trois aout mil sept cent quatre vingt trois nous curé de Sacy soussigné
avons baptisé un garçon né d’aujourd’huy du legitime mariage
d’etienne Berault laboureur et de jeanne Berthier ses pere et mere,
il a été nommé jean Baptiste, le parain jean Berthier fils de pasqual
laboureur qui a signé, la maraine marie magdeleine piault fille de
defunt edme piault qui a declarée ne sçavoir signer, jacques Berault
recteur d’Ecole et louis petit fils de roch laboureur temoins
ont signés tous de cette paroisse de ce enquis// »
Signé : J Berthier, L Petit, Berault, Jacquot curé de Sacy.
Il a épousé :
– en premières noces à Essert où il s’établira, le 31 janvier 1809, Germaine VÉZINIER (1787-1824).
– en secondes noces au Val-de-Mercy le 31 janvier 1826 Marguerite BORGNAT (1789-1841).
Il est décédé à Essert le 24 avril 1860, à l’âge de 76 ans, moins de 3 ans après l’attribution de la médaille.
« … lesquels nous
ont déclaré que ce jourd’hui à quatre heures du matin
est décédé en son domicile à Essert Berault Jean Baptiste
pensionné, âgé de soixante seize ans demeurant à Essert, né
à Sacy, époux de feu Germaine Vesignier … »
Le relevé de sa fiche :
Note : la fiche comporte une erreur sur sa date de naissance. Est-ce une erreur sur la fiche elle-même ou bien est-ce une erreur commise lors de son relevé. Toujours est-il qu’il s’agit bien de lui. Cette fiche n’est applicable à personne d’autre, et sa qualification de pensionné confirme son passé militaire.
Nom : BERAULT
prénom : Jean Baptiste
année de naissance : 15-08-1782
commune de résidence : ESSERT
département : Yonne
code : F89
pays : France
période : 23-01-1802/8 ans
campagnes : 16
divers : 1 blessure
dossier : 297907
Barthélémy BOURDILLAT
Cultivateur et propriétaire à Essert, maître d’école, maire d’Essert (1815-1848). Il sait signer.
Il est né à Lucy-sur-Cure (Yonne) le 30 juin 1770 , fils de Lazare BOURDILLAT (1739- disparu), vigneron, laboureur à Essert & de Anne HUOT (1744-1816).
Note : à sa naissance, ses parents sont établis à Essert. Il a été baptisé à Lucy-sur-Cure car Essert ne sera doté de fonts baptismaux que courant 1786. L’abbaye de Reigny dont dépend Essert n’en sera jamais doté. Si les actes des baptêmes des enfants d’Essert dans une autre paroisse mentionnent le plus souvent le lieu où demeurent les parents, le lieu de la naissance n’est quant à lui, jamais précisé.
Dans le cas présent, l’acte de décès de Barthélémy BOURDILLAT le dit né à Lucy-sur-Cure, qui s’avère être la paroisse d’origine de sa mère.
Son père est déclaré disparu.
Lors du mariage de son fils Lazare avec Félicité BOURDILLAT le 22.11.1808, il est indiqué qu’Anne HUOT est autorisée par jugement du juge de paix du canton de Vermenton du 02.05.1806 qui constate que son mari Lazare BOURDILLAT est absent depuis courant février 1805, et la déclare « en état de régire et de gouverne les états et affaires dudit BOURDILLAT jusque son retour ou qu’il donne de ses nouvelles… ».
Lors du décès d’Anne HUOT, il est indiqué que BOURDILLAT Lazare, son mari est absent depuis 8 ans, sans donner de ses nouvelles.
Il ne donnera jamais de nouvelles.
« le trente juin mil sept cent soixante dix a eté Baptisé
Barthelemy Bourdillat né en legitime mariage de Lazare
Bourdillat vigneron et habitant dessert et d’anne
huot son epouse le parain a eté Barthelemy Bourdillat
soussigné la maraine marie naulin qui a declaré ne
scavoir signer, tous de la paroisse d essert »
Signé : B Bourdillat, Louvrier Curé de lucy.
Il a épousé à Essert le 24 janvier 1804 Marie MÉNÉTRÉ (1777-1852).
Il est décédé à Essert le 18 décembre 1859 à l’âge de 89 ans, soit 2 ans après l’attribution de la médaille.
« … lesquels nous ont déclaré que ce jourd’hui à trois
heures du matin est décédé à son domicile à Essert
Bourdillat Barthélemy âgé de quatre-vingt dix ans,
né à Lucy-sur-cure et demeurant à Essert, fils de Bourdillat
Lazare et d’Anne huot demeurants à Essert … »
Le relevé de sa fiche :
nom : BOURDILLAT
prénom : Barthelemy
année de naissance : 30-06-1770
commune de résidence : ESSERT
département : Yonne
code : F89
pays : France
période : 20-05-1793/11 ans
campagnes : 18
divers : 1 blessure/Pension viagère.
Dossier : 297906
Pierre Edme Léonard BOURDILLAT
Laboureur, cultivateur à Essert. Il sait signer.
Il est né à Essert le 15 octobre 1792, fils de Edme BOURDILLAT (1750-1822), laboureur, cultivateur, vigneron à Essert & de Marie ROSIER / ROZIER (1757-1807).
« L an mil sept cent quatre vingt douze le quinze du mois de octobre
j ai prestre curé de cette paroisse soussigné baptisé un garçon né de ce jour
du légitime mariage d’Edme Bourdillat laboureur et de marie Rozier ses
pere et mere de cette paroisse, il a été nommé pierre, Edme, leonard,
le parein a eté me pierre maheux prestre curé de cette paroisse repré-
senté par jean calmeau cousin germain de l’enfant du coté maternel demeu-
rant a luci et la mareine marie Bourdillat cousine germaine de
l enfant du coté paternelle demeurant a pourli hameau dependant de
la paroisse de joux. jean calmeau comme representant a signé
avec moi la mareine ayant déclaré ne le scavoir de ce enquis et
requis suivant l ordonnance. »
Signé : j Calmeau, maheux curé d’Essert.
Il a épousé à Essert le 22 janvier 1822 Anne NOLIN / NAULIN (1797-1878).
Il est décédé à Essert le 02 mai 1877 à l’âge de 84 ans, soit 20 ans après l’attribution de la médaille.
« … lesquels nous ont déclaré que hier
deux du courant est décédé a onze heures du soir, a son domicile
à Essert Bourdillat Pierre Léonard cultivateur âgé de
quatre-vingt-cinq ans, né au dit lieu époux de Nolin Anne
sans profession et fils des défunts Edme Bourdillat et Rosier Marie
en leur vivant cultivateurs à Essert … »
Le relevé de sa fiche :
nom : BOURDILLAT
prénom : Pierre
année de naissance: 15-10-1792
commune de résidence : ESSERT
département : Yonne
code : F89
pays : France
période : 15-11-1812/4 ans
campagnes : 6
dossier: 297910
Lazare DUMONT
Laboureur, cultivateur, vigneron à Essert. Il sait signer.
Il est né à Essert le 24 novembre 1792, fils de Louis DUMONT (1749-1818), laboureur, vigneron à Essert & de Jeanne LEGRAND / LE GRAND (1751-1822).
« L an mil sept cent quatre vingt douze le vingt quatre du mois de
novembre j ai Citoyen prestre curé officier public de cette paroisse bapti-
sé un garçon né de ce jour du legitime mariage de louis dumond laboureur
et de jeanne le grand ses pere et mere de cette paroisse il a eté nommé
Lazare. Le parein a eté louis dumond frere de l’enfant et la
mareine ursule Bourdillat fille de deffunt barthelemi tous de cette
paroisse. Le parein et la mareine ont declarés ne scavoir signer
de ce enquis et requis suivant l ordonnance. »
Signé : Maheux curé d’essert.
Il a épousé à Essert le 08 janvier 1816 Adélaïde NOLIN / NAULIN (1792-1866).
Il est décédé à Sacy chez son fils, bien que demeurant à Essert le 21 février 1870 à l’âge de 77 ans, soit 13 ans après l’attribution de la médaille. L’acte de décès a été rédigé à Essert !
« … lesquels
nous ont déclaré que le jour d’hier, vingt-un
février, à onze heures du soir, est décédé à Sacy en
la demeure dudit Pierre Dumont [note : son fils], le nommé Lazare
Dumont, vigneron, âgé de soixante-dix-sept ans, né
à Essert, et y demeurant, veuf de feue Adelaïde
Nolin et fils de feu Louis Dumont et de feue
Jeanne Legrand, tous, en leurs vivants, cultiva-
teurs et vignerons à Essert … »
Le relevé de sa fiche :
Note : Sur le relevé de la fiche, la date de naissance est erronée. Il est né le 24 novembre 1792 et non le 25 novembre 1791. Est-ce une erreur sur la fiche ou bien une erreur commise lors du relevé ? Toujours est-il que cette fiche n’est applicable à personne d’autre.
nom : DUMONT
prénom : Lazare
année de naissance : 25-11-1791
commune de résidence: ESSERT
département : Yonne
code : F89
pays : France
période : 16-09-1812 /4 ans
campagnes : 6
dossier: 297909
Note : Pierre Joseph DUMONT, fils de Lazare DUMONT & de Adélaïde NOLIN, né à Essert le 28 décembre 1829, Chasseur à la 20ème Compagnie du 5ème Bataillon de Chasseur à Pied, matricule 2042, est décédé au siège de Sébastopol, tué par un éclat d obus le 02 novembre 1854 a six heures du matin.
Maurice DUPIT
Cultivateur, vigneron à Essert, pensionné de l’État demeurant à Lichères-près-Aigremont à son décès où demeurent ses filles. Il sait signer.
Il est né à Essert le 22 septembre 1793, fils de Lazare DUPIT (1760-1804), laboureur, cultivateur, propriétaire à Essert & de Anne MARCEAU (1764-1825).
« Aujourd.huy le vingt deuxieme jour de septembre Mille sep cen quatre
vingt treize lan deuxieme de la Republique francoise a heure de cinque
du Matin pardevan Moy louis Bourdillat Membre du Conseille generalle
de la Commune d essert Elu le vingt un decembre derniere pour dressere les
acte de Naissance Mariage et decet des sitoyens est comparu en la Maison
Commune lazare dupit laboureure agée de trante quatre an assistee de
pierre Maheux Curée d essert agée de quarante neufe an et de [ratures]
Marie Marceaux femme Edme Menetrée agée de quarante an et de Marie
Nodin sâge femme agée de quarante cinque an tous demeurante audit
Lieux d essert a declarée a moy louis Bourdillat officiée publique que anne
Marceaux agée de trante an femme dudit lazare dupit en legitime
mariage est acouchée le memme joure a quatre heure du matin, dans la
maison de sont mariage d une anfan du sex masculin quille ma [rature]
presantez et ausquelle y l a donné pour nom et pour prenoms celuy de Morice
Dupit et daprêt cette declaration que les sitoyens lazare dupit pere de l anfan
et pierre Maheux et Marie Marceaux et Mariée Nodin ont certifiée conforme
a la veritée et ala Represantation qui mâ etée faites de l’anfan dénomée J ay
Redigée en vertu des pouvoire qui me sont deleguée le presan acte que lesquelle
declaran et tesmoin ont signée avecque moy ala reserve de lazare dupit et
Marie Marceaux et Marie Nodin qui ont declarée ne savoire signé de ces
interpelez faits an la Maison Commune les joure mois et an sidesus »
Signé Maueux, L Bourdillat.
Il a épousé à Essert le 01 mai 1819 Anne MARCEAU (1791-1859).
Il est décédé à Lichères-près-Aigremont le 01 avril 1871 à l’âge de 77 ans, soit 20 ans après l’attribution de la médaille.
La déclaration de décès a été faite par deux gendres du défunt, et la filiation qu’ils lui attribuent est totalement fantaisiste.
« … lesquels nous ont déclaré que
hier, à cinq heures du soir, est décédé, en sa demeure : Maurice
Dupit, pensionné de l’Etat, âgé de soixante dix sept ans, né à
Essert, domicilié au dit Lichères, fils de feu Blaise dupit, et de
feue Ursule Bourdillat, et veuf de Anne Marceau, tous trois
décédés audit Essert … »
Le relevé de sa fiche :
Note : Sur le relevé de la fiche, la date de naissance est erronée. Il est né le 22 septembre 1793 et non le 21 septembre 1792. Est-ce une erreur sur la fiche ou bien une erreur commise lors du relevé ? Cette fiche ne peut que lui être appliquée.
nom : DUPIT
prénom : Maurice
année de naissance : 21-09-1792
commune de résidence : ESSERT
département : Yonne
code : F89
pays : France
période : 15-09-1812/6 ans
campagnes : 12
dossier : 297908
Edme MARCEAU
Laboureur, cultivateur, vigneron à Essert, en 1860 il est dit pensionné demeurant à Essert. Il sait signer.
Il est né à Essert le 22 novembre 1791, fils de Paul MARCEAU (1749-1815), laboureur à Essert & de Madeleine MÉNÉTRÉ (1751-1824)
« l an mil sept cent quatre vingt onze le vingt deux du
mois de novembre jai prestre curé de cette paroisse soussigné
baptisé un garçon né de ce jour du légitime mariage de paul
marceau laboureur et de magdeleine menetré ses pere et mere
il a eté nommé Edme le parein a eté Edme marceau fils de
deffunt Lazare et la mareine marie Bourdillat fille de deffunt
Barthelemi cousine germaine de l enfant tous de ce village et de
cette paroisse le parein a signé avec nous la mareine
ayant déclarée ne le scavoir de ce enquise et requise. »
Signé Edme Marceau, Maheux curé d’Essert
Il a épousé :
– en premières noces à Essert le 20 novembre 1820 Jeanne Barbe VÉZINIER (1797-1827).
– en secondes noces à Arcy-sur-Cure le 30 mai 1827 Marguerite RÉGNIER (1802-1851).
Il est décédé à Essert le 27 février 1871 à l’âge de 79 ans, soit 14 ans après l’attribution de la médaille.
« … lesquels nous ont déclaré
que cejourd’hui à neuf heures du matin est décédé en son
domicile Marceau Edme, vigneron, âgé de soixante-dix-neuf ans,
demeurant à Essert, fils de feu Marceau Paul et
de feue Madeleine Mennetré, veuf de feue Marguerite Regnier … »
Le relevé de sa fiche :
nom : MARCEAU
prénom : Edme
année de naissance : 22-11-1791
commune de résidence : ESSERT
département : Yonne
code : F89
pays : France
période : 8-04-1811/9 ans
campagnes : 14
dossier : 297911
(Edme) Jean Baptiste MARCEAU
Laboureur, cultivateur à Essert. Il sait signer.
Note : Il a été baptisé sous les prénoms de « Jean Baptiste » Mais il est usuellement prénommé dans les actes « Edme Jean Baptiste » mais aussi « Jean Baptiste Edme » et même « Edme ». Sans doute est-ce pour le différencier de son frère homonyme né 12 ans plus tard.
Il est né à Essert le 30 mai 1789 fils de Lazare MARCEAU (1762- entre 1820 & 1829) laboureur, cultivateur, vigneron à Essert, & de Ursule BOURDILLAT (1759-1814).
« lan mil sept cent quatre vingt neuf le trente et un de maÿ
je desservant la paroisse de labbaye de rigni soussigne avoir bapti-
sé un garçon fils de lazare marceau laboureur et ursule bour-
dillat demeurants a essert lagrange ses pere et mere en
legitime mariage. né le trente dudit mois. on luy a impo-
sé le nom de jean baptiste le parrain est edme marceau
son oncle la marraine anne bourdillat tous deux deu-
meurants audit essert le parrain a signé avec moy. »
Signé Edme Marceaux, J Rondé desservant.
Il a épousé à Essert le 30 mars 1818 Luce LORETTE / LAURETTE (1792-1854).
Il est décédé à Essert le 03 octobre 1858 à l’âge de 69 ans, soit un an après l’attribution de la médaille.
« … lesquels nous ont dé-
claré que ce jourd’huit a cinq heure du soire
est décédé a son domicil, Marceau
Edme Jean Baptiste âgé de soixante six
ans laboureur a Essert, né à Essert fils
de Louis Marceau [faux], et de [blanc]
décédé et les témoins nous ont déclaré
que l auteur de son décé est par une a
molistion de l’arrains …. »
Le relevé de sa fiche :
Note : Sur le relevé de la fiche, la date de naissance est partiellement erronée. Il est né le 30 mais 1789 et non le 11 mai 1789. Est-ce une erreur sur la fiche ou bien une erreur commise lors du relevé. ?
nom : MARCEAU
prénom : Edme Jean Baptiste
année de naissance : 11-05-1789
commune de résidence : ESSERT
département : Yonne
code : F89
pays : France
période : 10-05-1809/6 ans
campagnes : 12
dossier : 297912
Quelques remarques :
Les actes de Baptême des deux médaillés de Sainte-Hélène nés en 1792 sont sur la même page du registre.
Le premier est celui de Pierre Edme Léonard BOURDILLAT.
Le second est celui de Lazare DUMONT.
Les deux actes sont séparés par la mention :
« clos arresté par nous maire et officiers munici-
paux de la municipalité dessere quatre novembre
1792 lan 1er de la Republique françoise ».
signé B Bourdillat maire
Le 20 septembre 1792 un décret instaure l’état-civil laïc.
A Essert le passage à l’état-civil républicain est du 04 novembre 1792.
L’acte de naissance de Lazare DUMONT est établi comme un acte de baptême. Il est rédigé par le curé Pierre MAHEUX qui se qualifie de « Citoyen prestre curé officier public de cette paroisse». Les parrain et marraine sont nommés. A Essert cette citation des parrains et marraines dans des actes de naissance établis par les maires, perdurera un certain temps.
En septembre 1793, avec l’acte de naissance de Maurice DUPIT, autre titulaire de la médaille de Sainte-Hélène, nous avons un exemple des premiers actes laborieux rédigés à Essert par le maire. Pierre MAHEUX, qualifié de curé est présent.
Ceux qui sont morts avant 1857, au combat ou lors de leur retour à la vie civile, n’ont pas bénéficié de la médaille.
Du relevé des archives de l’état-civil d’Essert, il appert qu’il y avait d’autres anciens soldats en activité pendant la période militaire requise pour l’attribution de la médaille, mais décédés avant 1857.
Nous avons l’exemple de Lazare BOURDILLAT, né à Essert le 15 08 1776, baptisé le même jour à Lucy-sur-Cure. Il est le fils de Edme Barthélémy BOURDILLAT (1747-1785), laboureur, cultivateur à Essert, & de Ursule MARCEAU (1744-1814).
Il a effectué 24 ans, 7 mois et 25 jours d’armée. Il est entré au Service le 26 prairial an 08 (15 06 1800) dans le 1er Régiment de Cuirassiers. Il a effectué les campagnes de 1807, 1808, 1809, 1812 et 1813.
Le 05 juillet 1814 il passe à l’Hôtel Royal des Invalides. Il demeure alors à Paris. Du 01 10 1821 au 31 12 1823 il perçoit une pension militaire au motif de cuisse droite amputée.
Il n’est pas titulaire de la médaillé de Sainte-Hélène, il est donc mort avant 1857.
Dans le cas présent, s’il avait vécu jusqu’à la date requise, il n’aurait pas été répertorié comme d’Essert, mais de Paris.
Sa description : 1,73 m, visage rond, front ordinaire, yeux bruns, nez moyen, bouche petite, menton rond, cheveux noirs, sourcils noirs, sans marques particulières.
Il a épousé paroisse Saint-Sulpice à Paris (actuellement Paris 06) le 09 février 1819 Marie Louise LECLERC.
Les sept médaillés d’Essert sont nés entre 1770 & 1793.
L’exploitation des actes d’état-civil de la commune montre qu’il existait une fraternité entre eux, étant témoins réciproques dans divers actes concernant leur famille. En allant plus loin, notons que :
- Anne MARCEAU (1791-1859), épouse de Maurice DUPIT (médaillé), est la sœur de (Edme) Jean Baptiste MARCEAU (médaillé).
- Jean Baptiste MARCEAU (1800-1851) frère de (Edme) Jean Baptiste MARCEAU (médaillé), a été militaire puis gendarme à Joigny puis marchand de vin à Nancy où il est décédé. Il était trop jeune pour avoir appartenu à la Grande Armée.
- Louis Lazare BARRAUT, prénommé usuellement Lazare, né le 22 novembre 1783 à Essert, baptisé le même jour à Lucy-sur-Cure, fils de Lazare BARRAUT (1741-avant 1817) & de Marie MARCEAU (1751-1786), décédé à Essert le 25 juillet 1819, qui avait épousé à Essert le 20 janvier 1817 Victoire BOURDILLAT, était Chevalier de la Légion d’Honneur. Vu sa date de naissance, il a certainement appartenu à la Grande Armée. La Légion d’Honneur avait bien plus de valeur à cette époque que de nos jours.
« Tous ceux qui m’ont volé sont, au moins, commandeurs de la Légion d’honneur. Autrefois, on pendait les voleurs aux croix. Aujourd’hui, on pend des croix aux voleurs. Et chacun est content. Merveilleux pays que ce pays de France. » Louis Ferdinand Céline. - En 1823 naît Pierre Thierry BOURDILLAT , fils de Pierre Edme Léonard BOURDILLAT (médaillé de Sainte-Hélène). Pierre Thierry BOURDILLAT épousera en 1848 Marie Luce MARCEAU née également en 1823, fille de (Edme) Jean Baptiste MARCEAU (médaillé de Sainte-Hélène).
Le cimetière d’Essert n’a pas gardé trace des sépultures de nos soldats de la Grande Armée qui y ont été inhumés. L’hypocrite formule consacrée dans les discours ou éloges funèbres, de ne pas oublier, de rester dans les mémoires, ne dure que le temps d’une vie. Après la première guerre mondiale, les morts « pour la France » ne sont plus que des noms gravés sur les monuments aux morts.
« Son mérite [le soldat] est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué a l’oubli. » Antoine de Saint Exupery.
La tombe de Pierre Thierry BOURDILLAT est toujours présente. Photo de sa tombe sur laquelle on peut zoomer :
https://www.geneanet.org/cimetieres/view/8103954
De nos jours, Pierre Thierry BOURDILLAT a toujours des descendants.
Les derniers Survivants de la Grande Armée, médaillés e Sainte-Hélène
Parmi eux, nous avons deux icaunais célèbres dont il existe des photos :
Jean Roch COIGNET :
« Jean-Roch Coignet, plus connu sous le nom de capitaine Coignet, né à Druyes-les-Belles-Fontaines le 16 août 1776 et mort à Auxerre où il est inhumé le 10 décembre 1865, est un officier français et un mémorialiste du Premier Empire. » Wikipedia au lien suivant :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Roch_Coignet

Louis Victor BAILLOT :
« Louis-Victor Baillot, né le 9 avril 1793 à Percey et mort le 3 février 1898 à Carisey, est un soldat des armées napoléoniennes, qui participa aux guerres napoléonniennes ; il est considéré comme le dernier survivant français de la bataille de Waterloo, même si un certain Alfred Le Maire ayant lui aussi participé à la bataille de Waterloo est mort en avril 1898, tandis que le dernier survivant prussien (August Schmidt) de cette bataille est mort en 1899. » Wikipedia au lien suivant :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Victor_Baillot

Dans la Grande Armée s’étaient enrolés également des étrangers dont certraines photos nous sont parvenues. Les plus connus :
Geert Adriaans BOOMGAARD :
Geert Adriaans BOOMGAARD, soldat en 1812 dans l’armée de Napoléon comme tambour dans le 33è Régiment d’Infanterie Légère.
Il est né le 21 09 1788 à Groningue (Pays-Bas) et est décédé le 03 02 1899 à à Groningue (Pays-Bas) à l’âge de 110 ans. jour pour jour, 1 an après le décès de Victor BAILLOT.
Wikipedia lui consacre un article :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Geert_Adriaans_Boomgaard

Myles BYRNE :
« Myles BYRNE (20 mars 1780-24 janvier 1862) était un chef de file de la rébellion irlandaise en 1798 et chef de bataillon dans la Légion irlandaise de Napoléon.
Myles (il épelait habituellement son nom Miles) Byrne est né dans le township de Ballylusk près de Monaseed, comté de Wexford, en Irelande, le 20 mars 1780, dans une famille catholique.
Byrne participa aux préparatifs de la rébellion de 1798, combattit dans plusieurs batailles à l’âge de 18 ans. Puis ils s’installe à Dublin et est impliqué dans la rébellion d’Emmet (1803).
Peu après il s’enfuit en France. Il devient brigadier général et chef de la Légion Irlandaise de Napoléon. Il reçoit la Légion d’honneur. Il a combattu en Espagne et en Grèce. » Wikipedia au lien suivant :
https://en.wikipedia.org/wiki/Myles_Byrne

Dans les dernières années de sa vie, il écrit ses mémoires
Il s’est marié en 1835 à Paris à Fanny Horner, presbytérienne écossaise. Ils n’eurent pas d’enfant.
« Il meurt chez lui rue Montaigne (aujourd’hui rue Jean Mermoz) à Paris 08è le 24 janvier 1862. Il est inhumé au cimetière Montmartre. Sa tombe est marquée d’une croix celtique. Mais il semble que cette pierre tombale ait remplacé en 1950 la précédente. »