Église Saint-Jean-Baptiste





L’Église Saint-Jean-Baptiste est une église édifiée au XIIème siècle. Elle est classée aux monuments historiques depuis 1930.





L’Église Saint-Jean-Baptiste est une église édifiée au XIIème siècle. Elle est classée aux monuments historiques depuis 1930.

Le dixneufiesme jour du mois
de may mil six cent vingt quatre
a este [1] begnite par moy Curé sous
signé une petite cloche a sonner
la passion laquelle a este nomme
ANNE ses parins et marines
sont noble homme olivier berault
advocat en parlement et
damoiselle Jehanne de gan fille de rene
degan escuier sieur de Courtenet [2]
en presance de maistre helie cornevin
et jacque bouiat procureurs fabriciens [3]
de leglise dudit Sacy ensemble mons
Jehan cornevin lieutenant audit Sacy
et tous les habitans dudit lieu et laquelle
[ratures]
[suite en marge]
a estez fondue
par toussaint
bailly maistre
fondeur de cloche
CravantSuivent les signatures dont :
Olivier Bérault, Jean Cornevin, Jeanne Degan
Hélie Cornevin, Estienne Leclerc (le curé).
Sources :
[Archives en ligne de l’Yonne, Sacy : BM ( 1538-1637 ) – 5 Mi 709/ 2 page 115 droite]
https://archivesenligne.yonne.fr/ark:/56431/vta533d06fab9a38/daogrp/0/115
Note : Cette petite cloche aurait été volée lors d’une visite de l’église de Sacy.
– le Parrain : Olivier BÉRAULT (1576 – après mars 1658), avocat en parlement, est le fils de Claude BÉRAULT Seigneur de la Loge de Sacy demeurant à Auxerre et de Guillemette DUBROC. À la date de la bénédiction de la cloche, il est le propriétaire de la métairie de la Loge de Sacy nommée de nos jours Ferme de la Loge.
– La Marraine : Jeanne DE GAN est une des filles de René de GAN (ou de GAND), Écuyer, Seigneur / Sieur de Courtenay, hameau de Vermenton très proche de la Loge de Sacy. Elle est décédée en 1639, sa tombe se trouve dans l’église de Sacy à gauche de l’entrée le long des bancs. Elle n’était pas encore mariée lors de cette bénédiction, ce qui est souvent le cas, les marraines de cloches étant le plus souvent des jeunes filles. Elle épousera Hélie de TOUTEFAIRE, Écuyer, qui deviendra Seigneur / Sieur de Courtenay en partie.
– Hélie CORNEVIN ( ? – après septembre 1651) procureur fabricien de l’église de Sacy. Sa signature sur l’acte l’identifie. C’est un notable du lieu. Parmi ses fonctions, il est Notaire Royal, Lieutenant de Sacy hors les Croix, c’est à dire Lieutenant de l’Évêque d’Auxerre et de messieurs du Chapitre d’Auxerre, seigneurs en partie de Sacy. Il est marié à Edmée ROUARD.
– Jacques BOUJAT, l’autre procureur fabricien cité dans l’acte. Sa signature ne figure pas sur l’acte. Est-ce le même Jacques BOUJAT qui occupe cette même fonction en 1641 et 1644 et qui ne sait pas signer ? Il serait hasardeux d’en désigner un parmi les homonymes.
– Jean CORNEVIN est Lieutenant en la Justice de Sacy dans les Croix, à savoir Lieutenant pour le Commandeur des Chevaliers de l’Ordre de Malte du Saulce Auxerre (nommés jusque 1530 Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem). Le Commandeur est Seigneur en partie de Sacy, l’autre Justice étant celle de l’Évêque et du Chapitre d’Auxerre (dite hors les Croix). Il est marié à Amatrie PRUDHOMME.
Note : Cet acte nous apprend aussi qu’à cette date, à Cravant existait un Maître fondeur de cloches en la personne de Toussaint BAILLY.
[1] « baptisée » a été barré, et en interligne a été ajouté « begnite ». Effectivement, il ne s’agit pas d’un baptême de cloche mais d’une bénédiction, même si un parrain et une marraine sont désignés.
[2] Courtenay, hameau de Vermenton.
[3] Au sein d’une paroisse catholique, le conseil de fabrique est composé de laïcs nommés : fabriciens ou fabriciers ou marguillers sous la responsabilité d’un fabriqueur ou procureur de fabrique ou procureur fabricien qui était élu par ses pairs. Ils s’occupent de l’entretien et la réparation des édifices religieux et de leur mobilier (source: Wikipédia).

Le 4è d’Aoust 1680 est decede Mre Leonard Nolin
Laboureur aage de 50 ans Muni de tous ses sacrements
et qui est mort d une mort violent ayant esté assaciné
par des passans de Joux fauchant le pré dit le pré
Monsieur Il a este Inhumé dans L eglise et fait 3
services pour le repos de son ame et libera pendant toute
L annee.Aucune signature.
Sources :
– [Sacy : BMS ( 1644-1684 ) – 5 Mi 709/ 4, page 233 gauche, 3è acte]
– permalien : https://archivesenligne.yonne.fr/ark:/56431/vta53465afe3ae08/daogrp/0/233
Note : Il s’agit de Léonard NOLIN ou NAULIN, laboureur à Sacy, né vers 1630, a priori fils de Léonard NOLIN & de Perette MINÉ et marié à Milande COLLINET.
L’hiver 1709 fut particulièrement rude en France. En janvier, un épisode de gel intense détruisit les cultures et entraîna une famine.
Les registres paroissiaux témoignent des conséquences démographiques de ce « grand hiver ».
Pour évaluer l’impact démographique de la crise, [Marcel Lachiver, historien] identifie également l’évolution du nombre de mariages (-140 000 sur les 1709-1710) et le déficit de naissances (1 331 000 naissances sur les deux années contre 1 753 000 habituellement). -422 000)
Source : Wikipédia
L’acte d’inhumation Philibert VALTIER à Joux-La-Ville est un exemple parmi d’autres des conséquences de la famine qui aura également touché notre région :
« Le vingt trois du mois et ans susditz [juillet 1709] deceda subitement
par dissette philibert Valtier aagé d environ soixante et dix
ans Lequel fut inhumé dans le Cimetier de Ceans par moy prestre
Cure soubsignez ». Signé : Trinquet Curé
– Sources :
– [Archives en ligne de l’Yonne, Joux-la-Ville : BMS ( 1696-1726 ) – 5 Mi 486/ 29, page 103 gauche, 2è acte]
– permalien : https://archivesenligne.yonne.fr/ark:/56431/vta534a982788dce/daogrp/0/103
Marcel Lachiver, distingue trois grandes périodes de surmortalité : l’hiver 1709 avec, environ 100 000 victimes du froid entre janvier et mars 1709, une poussée de mortalité à l’été et l’automne 1709 en lien avec la mal-nutrition, voire la famine, et […] une troisième vague de 270 000 morts de plus que l’ordinaire jusqu’à la récolte de 1710, [liée] à l’impact des épidémies.
Source : Wikipédia


Sur cette photo :

Il faisait froid en ce milieu de février 1679. La terre gelée n’ayant pu être creusée, Loup Marcou a été inhumé dans l’église.
« Le 14 febvrier 1679 est decedé muni de tous ses sacrements Loup marcou aage de 75 ans ou environ Lequel a este Inhume dans L eglise pour navoir pu ouvrir La terre du cimetiere et pour lequel a este requis un service qui sera fait au Jour le plus commode d apres son enterrement et a este promis a L eglise tant pour L’Inhumation que pour les Luminaires 40 solz par Jean marcou et Lazare Saunois son filz et son gendre qui ont desclaré ne signer present venerable et diserte personne Jacques Merlet ptre deservant a Vermenton ». Signé : Merlet vicaire de Vermenton, LPottier.
[Sacy : BMS ( 1644-1684 ) – 5 Mi 709/ 4, pages 221et 222]
https://archivesenligne.yonne.fr/ark:/56431/vta53465afe3ae08/daogrp/0/221
Note : Le vicaire de Vermenton n’est que le témoin dans cet acte de Sacy.