(3) Claude BÉRAULT « Seigneur de la Loge de Sacy »

(3) Claude BÉRAULT « Seigneur de la Loge de Sacy »

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Il existe plusieurs Claude BÉRAULT à Auxerre dans les années 1560. Mais seuls deux nous intéressent qui ne peuvent être confondus avec les autres. Rien ne permet de les lier généalogiquement entre eux, nous atteignons en effet les limites de ce que peuvent bous apporter les actes paroissiaux qui nous sont parvenus et les actes notariés qui ont été relevés ne le permettent pas. Tous les deux sont présents sur des mêmes actes et sont liés à Sacy.

Pour les différencier, un chiffre sera adjoint à leur nom.


Claude BÉRAULT (1)


Claude BÉRAULT (1) : Licencié en lois (1538) : avocat au bailliage d’Auxerre (1538-1572), maire d’Auxerre (1568), Seigneur de Maunoir (1576). Il est décédé entre 1572 & 1575.
– Il a été marié d’abord à X JACQUEMAIN (fille de Jean JACQUEMAIN & Anne DE JARS tous deux décédés avant 1559) et qui a une sœur Avoie JACQUEMAIN qualifiée de Dame de Bréau, titre qu’elle acquerra par l’un de ses mariages.

Du mariage de Claude BÉRAULT (1) & de X JACQUEMAIN est issu :
Antoine BÉRAULT marchand à Sacy en 1559, comme l’atteste cet acte notarié :

« Le 23 novembre 1559, devant Pierre Leclerc, notaire à Auxerre, Antoine Bérault, marchand à Sacy, a cédé à son père Claude Bérault, avocat à Auxerre, tous les droits qu’il possède sur la succession de sa défunte mère, première femme dudit Claude Bérault et fille des défunts Jean Jacquemain et Anne de Jars, ceci en présence de sa tante Avoie Jacquemain (veuve en premières noces de Philebert Duvoigne et femme en secondes noces de François Grasset) » [AD 89, 3 E 6-320].

Cependant aucun acte ne permet de le relier aux BÉRAULT connus de Sacy.

Claude BÉRAULT (1) a ensuite été marié avant 1555 avec Marie NIORE ou MORÉ selon les actes la citant. Plusieurs enfants sont nés de cette union mais sont restés sur Auxerre.


Selon Étienne MEUNIER [déjà cité dans le volet (2) de la Loge], Claude BÉRAULT (1) a un frère Pierre BÉRAULT marchand à Sacy. Malheureusement l’acte certainement notarié qui qualifie Pierre BÉRAULT de marchand à Sacy en 1571 (Étienne MEUNIER indique seulement que Pierre BÉRAULT est décédé après 1571) n’est pas référencé. Le manque d’éléments dans les actes paroissiaux de Sacy qui nous sont parvenus ne permettent pas non plus de relier ledit Pierre BÉRAULT à ces actes, ou dit d’une autre manière, de l’identifier dans ces actes. Il est à noter que ldes BÉRAULT de Sacy dans ces années exercent des fonctions importantes.


En 1551 à Sacy nous avons le baptême d’un Pierre BÉRAULT fils Pierre, les nom et prénom de la mère ne sont pas indiqués. L’acte en latin est très sommaire. [Sacy : BM ( 1538-1643 ) – 5 Mi 709/ 3, page 28 droite, dernier acte].


Claude BÉRAULT (2)


Claude BÉRAULT (2) : marchand (1571,1578), sergent major pour le fait de guerre à Auxerre (1589), sergent major (1595, 1696), voyer (officier chargé des voies publiques) au bailliage et comté d’Auxerre (1584-1614) ; voyer pour le Roi en la ville et bailliage d’Auxerre (1605).
Il s’est marié avant le 26 juillet 1571 (date à laquelle dans un acte de baptême, Guillemette DUBROC, marraine de l’enfant est dite femme de Claude BÉRAULT) avec Guillemette DUBROC.


Guillemette DUBROC est fille de Guillaume DUBROC Seigneur des Granges, décédé à Notre-Dame-la-d’Hors à Auxerre le 24 12 1605 (Avocat au bailliage (1557-1563) ; bailli de Varzy, Gy et Sacy (1560) ; Lieutenant criminel au bailliage d’Auxerre (1568-1584) ; docteur en droit (1560-1582), devenu protestant (1566), abjuration avant avril 1574) et de Edmée de la FONTAINE décédée après 1605.

Quelques mots sur Guillaume DUBROC :

  • Le 29 septembre 1566, le lieutenant criminel Guillaume Dubroc dit Couroy, devenu protestant, a fait partie de ceux qui ont fait inspecter les fortifications d’Auxerre à François de Coligny, sieur d’Andelot, dans le but de préparer une attaque de la ville par les troupes huguenotes [Lebeuf, Histoire de la prise d’Auxerre par les huguenots, page 106, note e].
  • Le 11 juin 1568, après le départ des soldats huguenots ayant occupé Auxerre du 27 septembre 1567 au 14 avril 1568, et après le massacre et l’expulsion des protestants de la ville le 25 avril 1568, une commission d’enquête catholique dirigée par l’avocat Edmé Bougault, assisté des procureurs Louis Marie, Nicolas Boyrot et Pierre Thierry, a fouillé le domicile du lieutenant général protestant Jacques Chalmeaux, en sa présence, puis, au cours du même mois de juin, les maisons du lieutenant criminel Guillaume Dubroc et de l’avocat du roi Etienne Sotiveau, tous deux protestants eux aussi, en leur présence également [Lebeuf, Histoire de la prise d’Auxerre par les huguenots, page 173].
  • Les 15 juin et 25 juin 1568, les chanoines du chapitre de la cathédrale d’Auxerre ont résolu de faire présenter les protestants Jacques Chalmeaux (lieutenant général), Guillaume Dubroc (lieutenant criminel), et Etienne Sotiveau (avocat du roi), ceci par Nicolas Tribolé, procureur et conseiller du chapitre [Lebeuf, Histoire de la prise d’Auxerre par les huguenots, page 173].
  • Le 13 juillet 1568, les chanoines d’Auxerre ont chargé messieurs (Antoine) Brissart et (Pierre) de Beaulieu d’aller récupérer quelques titres de la cathédrale chez le lieutenant criminel (Guillaume) Dubroc, et quelques ornements d’Église chez (Mathias) Bérault [Lebeuf, Histoire de la prise d’Auxerre par les huguenots, page XXXIII].
  • Le 12 novembre 1568, le sieur (Guillaume) Dubroc a rendu aux chanoines d’Auxerre un livre en parchemin intitulé Gesta pontificum, qui a aussitôt été mis au trésor de la cathédrale [Lebeuf, Histoire de la prise d’Auxerre par les huguenots, page XXXIV].
  • Le 28 février 1569, le parlement de Paris a lancé un mandat d’arrêt contre Guillaume Dubroc dit Couroy, et contre d’autres huguenots de l’Auxerrois ayant pris les armes contre le roi Charles IX, ordonnant qu’ils soient tous reclus à Auxerre et passés en jugement [AN, X / 2a / 137, folio 224 verso].
  • Le 7 mai 1569, à la cour du parlement de Paris, est comparu Guillaume Dubroc, lieutenant criminel à Auxerre, accusé de professer « la nouvelle prétendue religion » et emprisonné à la Conciergerie à la demande du procureur général du roi et de son substitut à Auxerre, lequel comparant a été déchu de son office de lieutenant criminel et interdit de séjour en ladite ville d’Auxerre, ceci jusqu’à nouvel ordre, étant toutefois remis en liberté et autorisé à élire domicile à Paris chez maître Jacques Robert, procureur en ladite cour du parlement, choisi par lui comme son représentant devant les magistrats [AN, X / 2a / 138, folios 14 verso & 15 recto].
  • Le 26 avril 1574, au château de Vincennes, le roi Charles IX, se méfiant des huguenots nouvellement convertis au catholicisme, a écrit au corps municipal d’Auxerre pour lui ordonner de ne confier la garde d’aucune porte de la ville à Guillaume Dubroc, bien que ce dernier ait été rétabli dans sa charge de lieutenant criminel d’Auxerre depuis sa récente abjuration [Lebeuf, Histoire de la prise d’Auxerre par les huguenots, pages 201, 202 & XLIV, XLV].
  • En 1587, maître Germain Leclerc, époux de Germaine Colinet et fils de Germain Leclerc et de Marthe Fauleau, a succédé à Guillaume Dubroc au poste de lieutenant criminel au bailliage et siège présidial d’Auxerre [BM Auxerre, manuscrit 287 P, folio 16 verso]. Sources : LA FAMILLE DUBROC À AUXERRE AVANT 1600 © Pierre Le Clercq (2004) Société généalogique de l’Yonne.
  • Le 24 décembre 1605, en la paroisse Notre-Dame-la-d’Hors à Auxerre, est décédé Guillaume Dubroc dit Couroy [AM Auxerre]. Sources : LA FAMILLE DUBROC À AUXERRE AVANT 1600 © Pierre Le Clercq (2004) Société généalogique de l’Yonne.


Revenons au gendre de Guillaume DUBROCQ.

Claude BÉRAULT (2) demeure dans la paroisse Notre-Dame-la-d’Hors à Auxerre.
Plusieurs actes notariés permettent de déterminer sa filiation :

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