Les médaillés de Ste-Hélène de Essert (Yonne)

Les médaillés de Ste-Hélène de Essert (Yonne)

**** article en cours de construction *******


« La médaille de Sainte Hélène, créée par Napoléon III, récompense les 405000 soldats encore vivants en 1857 qui ont combattu aux côtés de Napoléon 1er pendant les guerres de 1792-1815. »


Les médaillés d’Essert devaient être résidents à Essert en 1857).


Historique :

L’historique est un copier/coller de l’article de Wikipedia au lien suivant :
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9daille_de_Sainte-H%C3%A9l%C3%A8ne


Création :

« Le 15 avril 1821, lors de son exil à Sainte-Hélène, Napoléon dicte un testament comportant trois parties. La troisième est un acte de reconnaissance à l’égard de ceux qui, de 1792 à 1815, avaient combattu « pour la gloire et l’indépendance de la France ». Dans ce but, il lègue la moitié de son patrimoine privé, qu’il estime alors à deux cents millions de francs.
Louis-Napoléon Bonaparte  « voulant honorer par une disposition spéciale les militaires qui ont combattu sous les drapeaux de la France dans les  grandes guerres  de 1792 à 1815 », une médaille commémorative fut accordée à tous les survivants. Il appela cette nouvelle décoration « Médaille de Sainte-Hélène ».
La médaille fut créée par décret le 12 août 1857 ; c’est le sculpteur Désiré-Albert Barre qui la dessina et la réalisa.
À l’avers se trouve le profil de l’empereur Napoléon Ier , et au revers ce texte : « Campagnes de 1792 à 1815. À ses compagnons de gloire, sa dernière pensée, Ste Hélène 5 mai 1821 ».
Elle était présentée dans une boîte de carton au couvercle recouvert d’un papier blanc glacé portant en relief l’Aigle impérial et l’inscription « Aux compagnons de gloire de Napoléon 1er – Décret du 12 août 1857 ».
Cette médaille de bronze est portée à la boutonnière, suspendue à un ruban vert et rouge à raies très étroites. En raison de la patine du bronze, elle est surnommée « la médaille en chocolat ». »


Récipiendaires :

« On estime qu’environ quatre cent cinq mille soldats de la Grande Armée de Napoléon (Français, Belges, Polonais, Danois, Irlandais, etc.) en bénéficièrent. Les chiffres sont approximatifs du fait de la disparition des archives dans l’incendie du palais de la Légion d’honneur durant la Commune.
La médaille n’a pas été décernée à titre posthume et son attribution reposait sur des critères stricts, tout en concernant de nombreuses personnes. On devait avoir servi aux armées de terre ou de mer françaises entre 1792 et 1815, sans aucune durée de service requise, ni aucune participation à une campagne. Il fallait obligatoirement pouvoir justifier de son service durant cette période à l’aide de tout document émanant des autorités militaires.
La première distribution eut lieu le 15 août 1857. Ce jour-là, à treize heures, l’empereur Napoléon 
III remit lui-même la Médaille à Jérôme Bonaparte alors âgé de 75 ans. Les maréchaux Vaillant (ministre de la Guerre), Magnan, Pelissier, Baraguey d’Hilliers, l’amiral Hamelin (ministre de la Marine) sont parmi les tout premiers médaillés. Ornano, Gouverneur des Invalides, ainsi que bon nombre de généraux de division et de brigade, d’amiraux, de vice-amiraux et de contre-amiraux la reçurent aussi. Le capitaine 
Jean Plumancy fut également l’un d’entre eux.
La commission chargée de la répartition des legs décida de choisir parmi eux 5 000 des plus méritants, qui recevraient chacun 400 francs en plus de la médaille. Parmi ceux-ci, cent quarante-quatre Belges purent se dire héritiers de l’Empereur. Les autres ne reçurent que la médaille et le diplôme l’accompagnant. »


Les médaillés d’Essert :


Jean Baptiste BÉRAULT


Garde forestier, garde, garde champêtre, garde particulier, demeurant à Essert. Pensionné demeurant à Essert (à son décès).

Il est né à Sacy (Yonne) le 03 août 1783, fils de Étienne BÉRAULT (1756-1814), laboureur, cultivateur à Sacy & de Jeanne BERTHIER.

« Le trois aout mil sept cent quatre vingt trois nous curé de Sacy soussigné
avons baptisé un garçon né d’aujourd’huy du legitime mariage
d’etienne Berault laboureur et de jeanne Berthier ses pere et mere,
il a été nommé jean Baptiste, le parain jean Berthier fils de pasqual
laboureur qui a signé, la maraine marie magdeleine piault fille de
defunt edme piault qui a declarée ne sçavoir signer, jacques Berault
recteur d’Ecole et louis petit fils de roch laboureur temoins
ont signés tous de cette paroisse de ce enquis// »
Signé : J Berthier, L Petit, Berault, Jacquot curé de Sacy.


Il épouse :

– en premières noces à Essert où il s’établira, le 31 janvier 1809, Germaine VÉZINIER (1787-1824).
– en secondes noces au Val-de-Mercy le 31 janvier 1826 Marguerite BORGNAT (1789-1841).

Il est décédé à Essert le 24 avril 1860.

« … lesquels nous
ont déclaré que ce jourd’hui à quatre heures du matin
est décédé en son domicile à Essert Berault Jean Baptiste
pensionné, âgé de soixante seize ans demeurant à Essert, né
à Sacy, époux de feu Germaine Vesignier … »


Le relevé de sa fiche :

Note : la fiche comporte une erreur sur sa date de naissance. Est-ce une erreur sur la fiche elle-même ou bien est-ce une erreur commise lors de son relevé. Toujours est-il qu’il s’agit bien de lui. Cette fiche n’est applicable à personne d’autre, et sa qualification de pensionné confirme son passé militaire.

Nom : BERAULT
prénom : Jean Baptiste
année de naissance : 15-08-1782
commune de résidence : ESSERT
département : Yonne
code : F89
pays : France
période : 23-01-1802/8 ans
campagnes : 16
divers : 1 blessure
dossier : 297907


Barthélémy BOURDILLAT


Cultivateur et propriétaire à Essert, maître d’école, maire d’Essert (1815-1848).

Il est né le 30 juin 1770 à Lucy-sur-Cure (Yonne), fils de Lazare BOURDILLAT (1739- disparu), vigneron, laboureur à Essert & de Anne HUOT (1744-1816).
Note : à sa naissance, ses parents sont établis à Essert. Il a été baptisé à Lucy-sur-Cure car Essert ne sera dotée de fonts baptismaux que courant 1786. L’abbaye de Reigny dont dépend Essert n’en sera jamais doté. Si les actes des baptêmes des enfants d’Essert dans une autre paroisse mentionnent le plus souvent le lieu où demeurent les parents, le lieu de la naissance n’est jamais précisé.
Dans le cas présent, l’acte de décès de Barthélémy BOURDILLAT le dit né à Lucy-sur-Cure, qui s’avère être la paroisse d’origine de sa mère.

Son père est déclaré disparu.
Lors du mariage de son fils Lazare avec Félicité BOURDILLAT le 22.11.1808, il est indiqué qu’Anne HUOT est autorisée par jugement du juge de paix du canton de Vermenton du 02.05.1806 qui constate que son mari Lazare BOURDILLAT est absent depuis courant février 1805, et la déclare « en état de régire et de gouverne les états et affaires dudit BOURDILLAT jusque son retour ou qu’il donne de ses nouvelles… »).
Lors du décès d’Anne HUOT, il est indiqué que BOURDILLAT Lazare, son mari est absent depuis 8 ans, sans donner de ses nouvelles.
Il ne donnera jamais de nouvelles.

« le trente juin mil sept cent soixante dix a eté Baptisé
Barthelemy Bourdillat né en legitime mariage de Lazare
Bourdillat vigneron et habitant dessert et d’anne
huot son epouse le parain a eté Barthelemy Bourdillat
soussigné la maraine marie naulin qui a declaré ne
scavoir signer, tous de la paroisse d essert »
Signé : B Bourdillat, Louvrier Curé de lucy.

Il épouse à Essert le 24 janvier 1804 Marie MÉNÉTRÉ (1777-1852).




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